Aimer la vieMon parcours

Avoir de la volonté : ATTENTION au burn out !

Avoir de la volonté peut mener au burn out ! - lesgrowmots.fr

Parfois on a tellement envie que les choses changent qu’on se précipite, on se force, on se mobilise de toutes ses forces pour que ce changement ait lieu. C’est la fuite en avant. Un vrai piège car quand on arrive à tenir, on est fière, on est félicitée par notre entourage, la société nous renvoie l’image de quelqu’un de fort. Et c’est tellement plaisant de ressentir ça, tellement valorisant d’avoir cette reconnaissance quand par ailleurs on n’aime pas son corps… On est contente d’avoir de la volonté sur autre chose, de prouver aux autres qu’on en a, comme une compensation de ce corps qu’on juge inacceptable.

Qu’il s’agisse de ton corps, de ton poids, d’un point de ta vie qui ne te satisfait pas, d’une habitude dont tu veut te débarrasser, je te raconte aujourd’hui comment le désir de changement m’a précipité dans le burn out. En espérant que ça te donnera l’envie d’être plus indulgente avec toi.

Épingle l’image suivante sur Pinterest pour retrouver cet article plus tard

Avoir de la volonté peut mener au burn out ! - lesgrowmots.fr

Journal d’un burn out

On croit que le burn out ne concerne que la sphère professionnelle. Mais vouloir trop fort, trop vite, se sortir de ses problèmes peut mener au même résultat.

Il y a plusieurs mois j’ai été victime d’un épuisement psychique du à un volontarisme galopant et à un engagement trop grand pour construire une vie plus proche de mes idéaux.

« devenir la meilleure version de soi-même »

« être responsable de sa vie »

« augmenter son taux vibratoire en développant des pensées positives »

« transformer son mental pour qu’il devienne créateur de la réalité qu’on souhaite vivre »

Autant d’injonctions propagées par les courants actuels du développement personnel, et qui pour moi se sont transformées en condition sine qua non de mon bonheur.

Attention je ne dis pas que ces principes sont mauvais. C’est la façon dont je les ai appliqués dans ma vie qui s’est révélée mauvaise pour moi. Une recherche de la perfection que je paye cher aujourd’hui.

citation volonté burn out - lesgrowmots.fr
exactement le genre de phrase qui pousse à agir dans le déni des limites raisonnables et de ses réelles possibilités.

Perfectionniste du bonheur

Comme pour un burn-out professionnel, ça a mijoté pendant des années avant d’éclater. Je ne peux pas dire que j’étais malheureuse. Insatisfaite oui. Douloureuse, oui encore, malgré les psychothérapies qui aident à cicatriser. Mais je n’étais pas malheureuse. Toutes ces années je me sentais enlisée et j’avais l’impression de retomber régulièrement dans les même pièges. Comme si j’avançais avec un élastique attaché dans le dos qui me ramenais en arrière régulièrement. Je ne me sentais pas libre.

Régulièrement j’avais un gros ras-le-bol et je courrais éperdument après le bonheur. Essayant de comprendre, tâtonnant de méthodes en techniques, m’auto-analysant et pratiquant l’introspection intensive. C’était devenu une obsession, il FALLAIT que je m’en sorte. Et c’était pas si mal car j’avançais plutôt bien ! Mais je ne m’en rendais pas compte à ce moment-là. Et ce que je ne percevais pas, c’est la pression que je m’imposais. Mon urgence à m’en sortir s’était transformée en obligation de résultat.

Je me suis surmenée par trop de réflexion, trop de formations, trop de recherches. Je ne me suis laissée aucun répit. J’ai traqué mes « défauts », je me suis rendue responsable de TOUT ce qui n’allait pas.

Et la tendresse b***** ?!

Je ne regrette pas ces phases où je me suis mentalement et psychiquement violentée car j’ai énormément appris. Et puis je crois fermement que rien n’arrive par hasard et que je devais en passer par là pour comprendre certaines choses. Comprendre par exemple que :

Nous sommes maîtres de nos existences mais nous ne contrôlons pas tout

J’ai compris que je pouvais choisir le bonheur consciemment et volontairement et que ça n’avait rien à voir avec le chiffre sur mon compte en banque ou le fait d’être en couple ou le fait d’être mince.

Mais j’ai compris aussi qu’on pouvait hériter de certains blocages de nos ancêtres au même titre que nos caractéristiques génétiques. Je reparlerai sûrement de ce sujet dans un autre article.

En ce sens nous ne sommes pas tout-puissants ni totalement responsables de ce qui nous arrive. Nous pouvons passer des années à pédaler dans la semoule sans nous rendre compte que nous rejouons un scénario hérité de mémoires émotionnelles transmises dans notre lignée de générations en générations. Difficile alors de s’en sortir seule.

J’ai compris aussi que nous sommes tous connectés et que ma vie pouvais se trouver affectée par les vibrations des gens que je côtoie. Cette prise de conscience m’a menée au point suivant.

J’ai également appris le lâcher prise, l’acceptation et le détachement

J’ai mis un temps fou (des années) à comprendre ce qu’était vraiment le lâcher-prise. J’ai confondu colère et justice. Tu sais, quand tu te mets en colère contre un truc ou un comportement contre lequel tu ne peux rien, et que tu penses que t’énerver va te soulager et/ou faire changer la personne qui a eu ce comportement. 

En réalité lorsque je réagissais comme ça, je ne faisais que me charger de vibrations négatives. Pendant que la personne en face continuait sa vie tranquillement, moi je ressassais et ruminais ma colère.

J’ai aussi confondu positivité et déni des émotions négatives. Mauvaise idée car les émotions négatives, quand on ne s’en occupe pas elles crient de plus en plus fort et parfois jusqu’à provoquer des maladies. J’ai donc appris à les accueillir et à les calmer au lieu de les rejeter en bloc.

A travers ce concept de lâcher-prise, j’ai appris à avoir confiance en la vie. J’ai pris conscience que tous, et je dis bien TOUS les ennuis que nous pouvons traverser sont temporaires. TOUJOURS. On en sort toujours. Super non ? Parfois il faut juste attendre que ça passe. Parfois lutter fait durer les choses encore plus longtemps.

Et je te dis ça alors que je vis avec une maladie auto-immune incurable (ça aussi j’aurais l’occasion d’en reparler dans un prochain article).

Tu n’imagines pas comment changer de regard et adopter cette confiance en la vie peut changer jusqu’aux réaction du corps humain. La maladie dont je te parle c’est un diabète de type 1.

J’ai vu mes courbes glycémiques se stabiliser d’une façon qui a même étonné ma diabéto, juste en trouvant ma sérénité. D’ailleurs mes courbes glycémique sont l’exact reflet des phases émotionnelles de ma vie. Rien d’étonnant à ça quand on connaît l’action du cortisol (hormone de la peur et du stress) sur l’organisme. Tu vois ça n’a rien d’occulte ou d’étrange.

J’ai appris à m’aimer. Enfin !

Plus que ça, j’ai appris que l’amour est vraiment le plus fort. Oui ça fait gnangnan dit comme ça mais saches que les meilleurs résultats, les meilleures évolutions, les plus grands pas, je les ai franchis quand je me suis respectée, quand j’ai accepté qui et où j’en étais, sans me juger, sans me bousculer.

Ça a réellement accéléré les choses alors forcément lorsque j’ai pris conscience de ça, je n’ai plus du tout eu envie de me mettre des coups de pieds aux fesses. Puisque j’ai confiance en la vie, je reste dans l’accueil de ce qu’elle me présente et j’essaie de tirer le meilleur de chaque situation. Car je sais qu’elle ne me veut pas de mal. Je n’ai donc pas à en avoir peur.

Ok tout ça c’est bien beau mais… et toi dans tout ça ?

Si j’écris ce texte c’est parce que je crois profondément au pouvoir du partage de l’expérience humaine. C’est en lisant ou en écoutant le récit d’expériences vécues par d’autres humains que j’ai eu mes plus gros déclics.

Si j’écris c’est aussi pour te mettre en garde.

Parfois le volonté est ta pire ennemie

« C’est dans la tête », « il faut se secouer », « c’est une question de volonté », « quand on veut on peux », ça n’est pas toujours vrai ! Tout simplement car on n’est pas tout puissant et qu’on ne maîtrise pas tout !

Et trouver le juste milieu entre s’écouter/se respecter et prendre sa vie en main, ce n’est pas évident.

Parfois la meilleure chose que tu puisses faire est d’écouter ce que ton corps te dis

Il sait des choses que tu as appris à ne plus entendre, à ne plus comprendre. Il est d’une sagesse infinie et il est ton allié. Une bonne façon de commencer à faire la paix avec lui est de l’écouter et d’essayer de comprendre ce qu’il te dit.

Sois forte et pleure (si tu en as besoin)

Eh oui on vit dans un monde où il faut du courage pour oser pleurer…

Lors de mon épuisement psychique je me suis fait prendre au piège. Après le diagnostic du médecin j’ai réfléchi. OK c’est psychique. Donc je peux utiliser le pouvoir de mon esprit pour en sortir. Alors du jour au lendemain j’ai décidé que j’allais bien et que j’allais reprendre ma vie là où je l’avais laissée.

En bon petit soldat supermotivée j’ai appelé la famille pour leur annoncer la bonne nouvelle et leur dire qu’ils n’avaient plus à s’inquiéter. J’ai fait ce qu’on attendait de moi, je suis redevenue forte.

Parce que oui dans notre monde, la fatigue c’est pour les faibles. La dépression c’est pour les faibles. Le burn out c’est pour les faibles. S’arrêter c’est clamer publiquement qu’on est faible, qu’on n’y arrive pas. Qu’on est inapte. Je ne voulais pas être inapte. Je voulais me sentir plus vivante et j’étais à l’arrêt forcé. Tout l’inverse de ce que je voulais. Autant te dire que je m’en suis posé des questions à ce moment-là sur le sens de la vie et la direction que devait prendre MA vie.

Il n’a pas fallu longtemps pour que mon corps réclame ses droits au repos. 2 jours après avoir décidé que j’allais bien et après avoir essayé de vivre une journée normale, je me suis réveillée fatiguée avec un grand F avec la mélancolie qui remonte à la surface, inexorablement, comme de l’huile sur un liquide aqueux. 

Mon message pour toi

Est-ce que j’ai gagné du temps en niant mes besoins de repos et de repli ? Absolument pas ! Bien au contraire. Alors oui, je sais comment nous sommes nous les humains. Nous attendons souvent le point de non-retour pour oser le repos et la détente mais en vrai c’est toi qui décide :

  • que ta santé est plus importante que les humeurs de ton chef
  • que ton bonheur vaut bien de dire non à toutes ces personnes qui croient que ta générosité est synonyme d’inépuisable
  • que ta vie est assez précieuse pour envoyer bouler ces personnes qui t’empoisonnent l’existance
  • que ça suffit de serrer les dents, de se ronger les sangs, d’avoir la peur au ventre, d’en avoir plein le dos

N’attends pas que le plaisir s’en aille. N’attends pas de perdre ta vitalité. N’attends pas que ton corps se déglingue.

S’il n’y avait qu’une chose à retenir de tout ce blabla c’est bien cette phrase. Si comme moi à cette époque tu es en recherche de ton épanouissement et de ton bonheur, suis ces deux conseils :

  1. Sois vigilante dans ton évolution. Reprendre sa vie en main et décider d’arrêter d’être victime des circonstances c’est bien. Mais je t’en prie reste à l’écoute de tes limites. Bien sûr qu’on peut changer et s’améliorer. Tu n’es pas condamnée à rester là où tu en es aujourd’hui. Mais vouloir aller plus vite que la musique peut te précipiter dans un gouffre encore plus profond. Laisse-toi le temps d’évoluer. On dit que la vie n’attend pas, TA vie t’attendra. Car après tout personne d’autre ne peut la vivre à ta place.
  2. Et je te le redis : si tu es fatiguée, n’attends pas d’être au bout du bout pour te reposer. N’attends pas que ton corps et ton mental n’en puissent plus. Ta santé est plus importante que ces conventions sociales qui nous poussent à dépasser les limites de notre humanité.

Inscris-toi ci-dessous pour ne pas louper mes prochains articles. Tu recevras en cadeau 3 bonus offerts pour commencer à faire la paix avec ton corps et avec la vie !

(Visited 56 times, 1 visits today)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.