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Mon plaidoyer pour l’auto-bienveillance

Mon plaidoyer pour l'auto-bienveillance - Marie Kone thérapeute holistique et intuitive

Je dédie cet article à tous les perfectionnistes, à tous ceux qui ont une estime de soi fragile et une forte tendance à l’auto-critique à l’auto-dénigrement. Si tu en fais partie je voudrais te dire que je te comprends, que je suis avec toi et j’espère du fond du coeur que ce partage te permettra d’alléger ton sac à dos et de retrouver le chemin de l’amour de soi.

Aujourd’hui j’aimerais te reparler de cette expérience particulière que je traverse depuis plusieurs mois et qui m’amène à reconsidérer en profondeur certains concepts spirituels et la manière dont ils sont expliqués et compris.

Bien sûr, ce que je partage ici n’est que mon point de vue personnel, le fruit de mes expériences et observations, c’est à dire imprégné très fortement de ma personnalité et de la façon dont je perçois le monde. Je t’invite donc à faire preuve de discernement, à ne pas prendre ce que je dis pour LA vérité mais simplement pour une piste de réflexion différente si cela résonne juste pour toi.

Partager aussi les expériences douloureuses

Dans le milieu de la spiritualité et notamment à travers ce que partagent les personnes avec lesquelles j’ai pu être en contact via des vidéos YouTube ou d’autres contenus, j’ai constaté que très peu d’enseignants spirituels racontent les expériences difficiles qu’ils ou elles vivent dans leur parcours spirituel. Et si ils les évoquent c’est de manière assez rapide et très en surface.

Je pense que c’est important aussi de partager les expériences douloureuses parce que quand on s’aventure sur ce chemin spirituel et qu’on est entouré des discours de personnes qui ont l’air d’avoir tout réglé ou en tout cas de n’avoir aucun problème, cela peut engendrer un sentiment d’infériorité, une impression de ne as y arriver.

On a souvent l’impression que pour ces enseignants spirituels ce n’était pas si dur, qu’ils s’en sont sortis rapidement grâce à leur sagesse.

J’ai bien conscience qu’en disant ça je suis dans le jugement et je le fais délibérément. Parce que si tu es en ce moment dans une phase difficile de ta vie qui fait que tu te demande même si cela va se terminer un jour, il y a de fortes chances pour qu’il soit au dessus de tes forces de conserver une forme d’équanimité ou de distance bienveillante face à ce qui se passe et ce qui se dit autour de toi. Tout simplement parce que les états de souffrance ne permettent pas ça. Et à mon sens il convient d’accueillir cet état de fait avec bienveillance.

Suite de mes aventures : où j’en suis aujourd’hui ?

Si tu as lu mon précédent article tu le sais, depuis plusieurs années je suis parasitée par une entité qui se fait passer pour mes guides et qui me manipule l’esprit dans le but de provoquer des émotions désagréables, de m’empêcher de faire mon travail d’artisan de lumière.

C’est assez subtil car cette entité se base sur des principes qui m’ont été enseigné et les transforme très progressivement en outil de torture morale pour moi. Cela est possible parce qu’étant un être vibratoire multidimensionnel, elle a accès à tous les aspects de ma personnes y compris les aspects inconscients, qui sont utiles au succès de cette manipulation.

Dit comme ça ça a l’air horrible. Et de fait ça l’est ! Ce que je vis au quotidien est comparable à ce que vivrait une personne en couple avec un pervers narcissique, à ceci près que je ne peux pas m’enfuir de la maison et quitter le pervers narcissique puisqu’il se trouve dans mes énergies.

Comment je fais alors, me demanderas-tu ? Eh bien j’apprends à me construire un mental de résistant (oui comme dans le slam de Grand Corps Malade ci-dessous).

J’ai déjà repéré pas mal des ruses du parasite énergétique et j’arrive maintenant à en déjouer certaines. Cela m’a permis en même temps de repérer les failles mentales et psychologiques qui lui permettent de s’immiscer dans ma tête et dans ma vie. De fait, je bouche ces failles les unes après les autres, ce qui me permet aussi d’avancer dans la connaissance de mon être profond.

Il faut savoir que ce type d’entité calque son action de sape systématique sur le fonctionnement psychologique de la personne qu’elle parasite. Et je l’ai bien constaté, elle s’adapte au fur et à mesure de mes compréhensions et évolutions psychologiques.
Il faut donc la jouer fine pour réussir à ne pas se faire avoir systématiquement et je peux te dire que c’est sacrément difficile. D’ailleurs je n’y arrive pas toujours.

Aujourd’hui je me sens la plupart du temps suffisamment pêchue pour travailler normalement, mais les tirages de cartes que je fais pour moi-même sont quasi systématiquement perturbé par de faux messages.

Par contre je te rassure je suis à nouveau capable de conduire des séances individuelle normalement.

Le résultat de toute cette expérience c’est que même si j’ai énormément appris sur moi et pris conscience d’une certaine force intérieure, j’ai aussi beaucoup perdu confiance en moi et en mes capacités d’accompagnante. C’est assez inconfortable pour moi de dire ça publiquement mais il me semble important d’être pleinement authentique dans le partage que je fais aujourd’hui.

Je t’ai raconté cette histoire pour en quelques sorte planter le décor et que tu saches comment j’en suis arrivée aux idées que je m’apprête à partager avec toi dans cet article.

A un moment donné dans cette expérience, j’ai reçu l’information de la part de mes guides que ce que je vivais relevait d’une leçon karmique, c’est à dire d’un apprentissage choisi par mon âme pour évoluer, apprentissage en quelques sortes incontournable.

J’ai décidé de croire à cela car cela me permet de ne pas me décourager et d’accepter le fait que tout ce que je fais jusqu’à présent ne me permet pas de me libérer pour l’instant de cette entité.

Mais je ne suis pas sûre moi-même que cette information m’ait été donnée réellement par mes guides. Car elle a aussi été utilisée par la bestiole pour me remettre dans des comportement qui me font souffrir (perfectionnisme excessif notamment).

Cependant ce dont je suis sûre c’est qu’à travers toutes les expériences, même les plus horrible, on peut tirer quelque chose de positif pour soi. On peut appeler ça une leçon de vie ou autrement, peu importe.

Mon plaidoyer pour l'auto-bienveillance - Marie Koné Thérapeute holistique et intuitive
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La grande leçon que j’en tire

Pour ma part si il n’y a une seule leçon que je dois retirer de cette expérience c’est celle de l’auto-bienveillance. Parce qu’en fait durant toute ces années en compagnie de cette entité j’ai expérimenté de nombreuses facettes de l’auto-sabotage et de la culpabilité, de l’auto-critique et du jugement intérieur sans appel. C’est là dessus que se sont appuyées toutes ses tentatives d’écrasement psychologique dont le seul but était l’anéantissement de ma volonté.

Eh bien je ne me suis pas laissée faire, et ça a donné un yo-yo de périodes d’élan positif où j’avais plein de projets, suivies de la chute brutale de tout élan et d’abandon des dits projets. De l’extérieur je semblait manquer de constance, de volonté, de ténacité, je semblait dépressive voir un peu empotée de la vie.

Heureusement je suis tout même merveilleusement guidée par mon équipe spirituelle. Sans quoi j’aurais pu perdre la raison plus d’une fois !

Cet accompagnement de mes guides et anges m’a permis de prendre conscience progressivement de toutes ces fois où je n’avais pas été dans l’amour inconditionnel de moi-même et comprendre comment je pouvais y revenir pour trouver l’apaisement.

Aujourd’hui j’ai envie de plaider pour cet amour inconditionnel de soi au delà de tous les principes spirituels ou de développement personnel, qui peuvent se révéler culpabilisants pour tous ceux qui ont tendance à se juger trop durement, ou à se percevoir si petits qu’ils pensent qu’ils doivent donner les bouchées doubles pour y arriver.

N°1 : l’ego

J’ai déjà parlé de l’ego dans cet article sur mon blog. Dans cet article j’explique comment j’en suis arrivée à penser que cette histoire d’égo n’était pas si positive pour soi. Cette idée que l’égo serait un peu notre bête noire intérieure et qu’il faudrait le dompter pour réussir à ouvrir sa conscience à l’amour universel ne me satisfait pas. Je la trouve culpabilisante car elle nous conduit à nier une part de nous qui s’est construite en premier lieu pour nous protéger d’agressions extérieures et qui c’est vrai a tendance à fonctionner en mode défensif, comme le ferait un animal blessé.

Mais je le répète ici comme je l’ai dit sous d’autres termes dans ce précédent article, on ne peux pas rassurer un animal blessé en essayant de l’enfermer dans une prison ou de l’immobiliser. Notre égo a besoin de douceur. Il a besoin qu’on reconnaisse les peurs et douleurs contre lesquelles il se dresse. Il a besoin qu’on s’occupe de ces parts vulnérables de notre personnalité qu’il tente de protéger tant bien que mal. Et le pauvre il fait ce qu’il peut avec ce qu’il a. Il mérite notre compassion.

N°2 : j’attire ce qui m’arrive par mes pensées ou par ce que je vibre consciemment ou inconsciemment

Je ne dis pas que cette idée est fausse. On peut constater aisément qu’effectivement quand on pense négativement on a tendance à enchaîner les galères et ne plus voir les choses positives autour de nous. Et inversement quand on a la patate on a l’impression que le monde entier nous sourit.

C’est avant tout à mon sens une question de perception et absolument pas une espèce de sentence, comme un retour de bâton qui serait positif si on est positif et négatif si on est négatif. Car sinon cela ressemblerait à une espèce de loi du talion de l’univers, un genre de oeil pour oeil, dent pour dent qui pour moi ne cadre pas du tout avec le postulat de départ qui est celui de l’amour inconditionnel et de la bienveillance.

Bien sûr il y a aussi la loi du libre arbitre qui fait que l’univers nous apporte ce que nous choisissons de cultiver, de vibrer, d’exprimer. Et c’est sûrement cela que veut dire cette phrase au départ « j’attire dans ma vie ce que je vibre dans mes pensées conscientes ou inconscientes ». Mais je trouve que quand on a tendance à s’auto-critiquer de manière systématique, c’est une phrase qui eut en rajouter une couche et encourager à être encore plus sévère avec soi, voir même à ne plus du tout se faire confiance, et à vivre comme si on était son propre ennemi. Comme si notre inconscient sournois attirait dans nos vies des événements fâcheux à l’insu de notre plein gré et qu’à moins de travailler frénétiquement sur soi on ne pourrait éviter la prochaine crise de vie. Pour moi cette phrase est l’ennemie de tous les perfectionniste et de ceux qui ont une estime de soi trop basse ou trop fragile.

N°3 : je suis responsable de ce que je ressens face aux situations que la vie me propose

Là encore je ne dis pas que cela est faux. Mais je pense que dire à quelqu’un qui souffre moralement qu’il est responsable de ses émotions ce serait comme dire à un malade du cancer que c’est de sa faute si il est malade.

Je pense qu’il faut faire attention au choix des mots. Arrêtons de parler de responsabilité et parlons plutôt de choix. C’est beaucoup plus audible pour notre corps émotionnel malmené et beaucoup plus bienveillant pour notre mental déjà mis sur le qui-vive par la souffrance endurée.

On nous a trop habitué à l’idée de maîtrise et de contrôle pour que le mot de responsabilité puisse sonner en nous d’une façon juste.

Puisque nous devons sortir de la maladie mentale du contrôle et de la performance pour trouver l’amour en soi, nous devons adapter notre langage dans le sens de l’apaisement. Un apaisement qui donne le droit :

  • à la non maîtrise
  • à l’erreur
  • à la fatigue
  • à l’abattement
  • le droit de reconnaître que ce qu’on traverse nous dépasse et donc le droit de demander de l’aide.

Parce que si on part du principe qu’on est pleinement responsable de ce qui nous arrive il devient difficile d’envisager qu’un soutien extérieure puisse réellement nous aider à sortir de nos ennuis. Voilà pourquoi on peine à partager nos souffrance avec nos proches, à prendre rdv chez le psy ou chez un thérapeute, à dire stop à trop de responsabilités au travail, etc, etc.

Si nous sommes malades de la responsabilité alors oublions ce mot au moins le temps de guérir.

N°4 : je dois devenir meilleure si je veux réussir ou être heureux.se

On peut aussi formuler par « je dois travailler sur moi si je veux avancer dans ma vie ».

A mon sens là aussi il faudrait plus de compassion et d’amour. Ma compréhension est que derrière cette envie de devenir « la meilleure version de soi-même » il y a simplement une envie de réussir enfin à s’aimer soi-même, à devenir ce Moi qu’on pourrait aimer pleinement.

Ce qui me gène beaucoup dans cette phrase c’est le lien de cause à effet : si je travaille sur moi, alors je suis récompensée par une vie plus heureuse. Je crois que ce n’est pas nécessairement vrai. Ce n’est pas automatique et un peu trop judéo-chrétien à mon goût. Et surtout je pense que c’est encore une épée de Damoclès qui plane au dessus de nos têtes. Un peu comme tout à l’heure avec les pensées ou les émotions.

Pour moi le seul travail que nous ayons à faire est celui de guérir les blessures qui nous font souffrir, dans le but d’être plus libres et plus joyeux. Et cela ne se fait pas avec acharnement, dureté et sévérité. Cela se fait plutôt avec douceur, bienveillance et amour.

Conclusion

Tu l’auras compris, cet article est un peu un plaidoyer pour l’auto-bienveillance inconditionnelle. Parce que je reste persuadée que ce n’est pas par la souffrance qu’on évolue le mieux.

Même si j’admets que toute expérience fait évoluer, je pense qu’il n’est pas nécessaire de passer par le chemin rocailleux en se forçant à marcher pieds nus sur les cailloux. On peut emprunter ce chemin rocailleux avec de bonnes chaussure confortables à la semelle bien épaisse et je crois qu’on avance beaucoup plus vite dans ce confort-là que dans la douleur.

Ce n’est que mon avis, à toi de te faire le tien. Et n’oublie pas que 2 points de vue opposés peuvent co-exister sans que ce soit la guerre. Je n’essaye pas ici de convaincre, juste de partager des idées.

Sur ce, je te dis à bientôt pour d’autre partages 🙂

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