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Traumatisme et loi d’attraction

Traumatisme et loi d'attraction, comment se reconstruire énergétiquement - Marie Koné thérapeute holistique et intuitive

Dans cette période délicate que je traverse (voir cet article si tu ne sais pas de quoi je parle), beaucoup des principes spirituels qui jusqu’à présent me paraissaient sensés se sont transformé en injonctions insupportables. J’ai d’ailleurs déjà commencé à t’en parler dans cet article.

Parmi ces principes il y a la loi universelle de la résonance, autrement appelée loi d’attraction. Cette loi dit que nous attirons consciemment ou inconsciemment à nous les expériences de vie qui correspondent à notre vibration, à nos croyances profondes, qu’elles soient positives ou négatives.

Lorsqu’on traverse une épreuve particulièrement douloureuse et difficile, on peut difficilement accepter l’idée d’être seul.e responsable de tant de souffrance. Passé ma première réaction instinctive de rejet de ce principe de résonance, que je n’avais jamais remis en doute jusqu’ici, je me suis mise à réfléchir à la raison pour laquelle cette idée m’était devenue insupportable. Je te livre ici le fruit de mes réflexions en tant que thérapeute (thérapeute blessée mais thérapeute quand même) et suite à quelques recherches concernant la guérison des traumatismes.

Petit « disclaimer » d’usage 😁

Bien sûr je ne suis pas une experte du trauma. Du moins pas encore parce que plus je fais des recherches et plus je sens poindre l’envie de creuser un peu plus cette veine dans mes accompagnements aussi.

Comme d’habitude, je t’invite à prendre ce que j’écris ici avec discernement. Cela ne vaut pas parole scientifique ni parole d’évangile. Et quand bien-même je reste persuadée quoi qu’il arrive que personne ne détiens LA vérité. Par contre je pense que chacun détient une part de vérité avec laquelle on se sent en accord ou non. Prends ce qui te convient et laisse ce qui ne te convient pas.

Et aussi, je pense que les propositions ci-dessous peuvent convenir autant aux « traumatismes ordinaires » (exemple : un dispute ponctuelle avec un ami qu’on a peur de perdre) qu’à des traumatismes plus profonds (exemple : catastrophe naturelle, violences). La différence entre les deux étant pour moi le temps nécessaire à la guérison. Là où le « traumatisme ordinaire » nécessite quelques jours ou semaines, le traumatisme profond demandera des mois ou des années.

Loin de moi l’idée de vouloir hiérarchiser la souffrance. J’ai volontairement pris des exemples de traumatismes « ordinaires » et profonds dans les extrêmes pour illustrer mon propos. Mais j’ai bien conscience que ce qui compte avant tout ce n’est pas l’événement mais surtout la façon dont on le vit. Et nos blessures d’âme et nos croyances toutes personnelles rendent nos réactions aux mêmes événements tout aussi uniques et individuelles.

Ceci étant dit, passons aux choses intéressantes

Traumatisme et loi d'attraction, comment se reconstruire énergétiquement - Marie Koné thérapeute holistique et intuitive

Quand on vit l’indicible ou l’insupportable

Sans aucun détour, voici ma position :

On ne peut pas dire à quelqu’un que le traumatisme a rendu hypersensible et hyper-réactif, à quelqu’un qui a tendance à la culpabilisation, à l’auto-flagellation, au perfectionnisme excessif et au manque de confiance en soi, qu’il ou elle est responsable des difficultés qu’il ou elle rencontre dans sa vie. Même quand ça part d’une bonne intention, ça ne peut pas être bien reçu par une personne en souffrance.

La loi universelle de la résonance (ou loi d’attraction) ne devrait pas faire partie de la conversation tant que cette personne n’a pas récupéré une base minimale d’estime de soi, tant qu’elle n’a pas reconnecté avec un minimum d’amour et de joie.

Selon moi il s’agira en priorité de réorienter les réponses de cette personne face à l’adversité et parfois même face aux événements heureux. Car ils peuvent être vécus avec trop de détachement ou carrément reçus comme des agressions. Orienter ces réponses en douceur vers le positif en redonnant progressivement à cette personne le sens de sa puissance intérieure. Lui faire comprendre qu’il ou elle a le pouvoir de choisir ses réponses face à ce que la vie lui propose.

Bien évidemment, retrouver le chemin du positif et de sa puissance intérieure mène inévitablement à une augmentation du taux vibratoire et à une modification des croyances qui colorent ce taux vibratoire. Comme tu vois, mon but n’est pas de dire que la loi de l’attraction ne s’applique pas quand on est en souffrance. Ma proposition est plutôt de passer sous silence cet aspect des choses pour éviter de relancer ou renforcer la mécanique de la culpabilisation.

Ce que je décris ci-dessous résulte de l’observation que j’ai faite de ce qui a marché et marche encore pour moi (car je suis encore en cours de guérison), et que je formalise au fil de mes recherches sur les traumatismes. Pioche dans cette liste ce qui te semble adapté à ta situation.

Douceur et bienveillance

La douceur et la bienveillance sont vraiment très importantes. C’est la base de toute démarche de guérison.

On ne vient pas à bout de l’obscurité par la violence et la dureté mais avec la lumière et l’amour.

Avant de pouvoir arriver à la positivité il faut faire escale dans un espace de neutralité bienveillante, c’est à dire un espace sans jugement, afin que toute nouvelle proposition de réponse face aux événements ne soit pas vécue comme un risque effrayant ou une nouvelle agression.

N’oublions pas qu’une personne qui a vécu ou qui vit un traumatisme a tendance à se sur-adapter pour survivre. Ceci fait que la nouvelle proposition peut être vécue comme une injonction incontournable. Cette personne étant toujours dans la logique du trauma elle rebascule dans la réponse réflexe qui se traduit par :

  • le déni de soi
  • l’auto-jugement ou auto-flagellation
  • la dévalorisation de soi

Aucune chance dans ces conditions de modifier les chemins neuronaux qui permettront une réponse comportementale plus positive

Passer par le corps

Passer par le corps peut aussi être une option. Revenir à des stimuli « primaires » qui ne sollicitent ni la volonté, ni la réflexion. Par exemple :

  • Écouter de la musique
  • Respirer de façon consciente
  • Faire des activités créatives basiques comme le coloriage, ou répétitives comme les travaux d’aiguilles
  • Pratiquer des mouvements doux comme dans certains types de yoga ou en tai-chi par exemple
  • Régénérer l’énergie vitale par des pratiques d’ancrage, le contact avec la nature, et avec des animaux

Ne pas vouloir faire des efforts puisqu’on essaye de désamorcer la cuirasse de résistance qui s’est mise en place au fil du temps.

Nourrir le cerveau avec des contenus bienveillants

Un traumatisme résulte d’un événement ou d’une situation de violence ponctuelle et très forte ou répétée et insidieuse. C’est un peu comme si on ne regardait que des films d’épouvante. Au bout d’un moment ça ne nous fait presque plus rien de voir des gens se faire découper à l’écran. C’est un mécanisme de protection de notre psyché, pour éviter de « péter les plombs ».

Eh bien là c’est pareil, il faut réussir à débrancher l’habitude de la douleur et de la résistance à la violence.

Reconnecter avec une culture de la bienveillance en privilégiant des contenus particulièrement « neutres » et doux permet de se réhabituer dans l’autre sens, à « s’entourer » de douceur psychologiquement et mentalement.

Ce que j’ai pu observer dans mon cas c’est qu’il m’est impossible de consommer des films, textes, images, trop contrastés par rapport à la réalité de ce que je vis. Ce serait par exemple un contenu qui décrit un grand bonheur. Cela ne fait qu’accuser le fait que ce bonheur qui n’existe pas actuellement dans la vie de la personne qui souffre de traumatisme, et renforcer la croyance que ce bonheur lui est interdit.

Inversement les contenus qui sont trop en résonance de ce que vit cette personne peuvent être inefficaces. Car si l’identification est trop forte elle peut réveiller le sentiment d’insécurité associé à la situation traumatique.

Quoi qu’il en soit je pense qu’aucun contenu violent ne doit être consommé, ni contenus suscitant des émotions fortes et/ou désagréables (films d’épouvante, informations pessimistes, etc.). N’oublions pas que nous essayons de reprogrammer le cerveau pour le plaisir et la douceur. Cela n’est faisable à mon sens qu’en réintégrant progressivement partout où cela est possible, des éléments suscitant le plaisir et la douceur.

Le système nerveux d’une personne souffrant de traumatisme étant hypersensible et en mode hyper-vigilance, il faut lui laisser le temps de se reconstruire en l’exposant à des expériences les plus neutres possibles. Un peu comme avec un traitement homéopathique : des micro-doses de bonheur pour se réhabituer à l’idée que c’est possible. D’autant plus si la situation qui a créé cette hyper-vigilance n’est pas terminée !

Soutenir la régénération physiologique

Nous l’avons vu plus haut, le système nerveux est mis à rude épreuve. Le reste du corps aussi. Certaines vitamines sont sur-consommées par le corps pour faire face, ce qui peut conduire à des carences. L’épuisement de la capacité de production de certains neuro-transmetteurs aidants et la surproduction de certaines hormones comme le cortisol (appelé à juste titre l’hormone du stress) sont également néfastes à l’organisme.

Ainsi peuvent apparaître :

  • des troubles digestifs
  • des troubles du sommeil
  • des troubles du comportement alimentaire
  • ou autres addictions compensatoires.

Ceux-ci ne sont pas seulement dus à la difficulté psychologique mais aussi à des dérèglement chimiques qui enrayent la machine corporelle.

On peut donner au corps la possibilité de relancer les mécanismes de régénération en le supplémentant en vitamines et oligo-éléments et en stimulant la production de sérotonine par exemple. Et là je t’invite vivement à consulter un médecin ou un naturopathe avant de modifier quoi que ce soit à ce niveau. Mieux vaut être sûr.e de prendre ce dont tu as besoin en passant par un prescription délivrée par un spécialiste de la question.

C’est peut-être même par cette étape qu’il faudrait commencer car relancer la machine cérébrale, permet de retrouver peu à peu les mécanismes de préservation de soi dans la relation, l’élan nécessaire pour dire stop et rechercher activement une porte de sortie.

Bien souvent ces déficits sont à l’origine de l’apathie et des difficultés de passer à l’action des personnes sous emprises par exemple. C’est une des raisons pour lesquelles les personnes en relation avec un pervers narcissique, un manipulateur, ou autre ont des difficultés à quitter la personne qui les fait souffrir.

« Vidanger » le traumatisme

Ce que j’appelle la vidange du traumatisme correspond au fait de ne pas garder en soi les émotions, pensées et énergies lourdes créées par la situation. D’autant plus si on n’en est pas encore sorti.

Pour cela tu peux :

  • intégrer un groupe de parole (sur internet ou dans ta localité)
  • te faire accompagner par un.e thérapeute
  • tenir un journal quotidien : quelque chose de simple comme répondre chaque jour par écrit aux questions « Comment je vais aujourd’hui ? Comment je me sens ? Comment va mon corps ? »

Mais la « vidange » ne passe pas uniquement par l’expression, elle passe aussi par un nettoyage énergétique régulier :

  • techniques de libération émotionnelles à pratiquer accompagné d’un.e thérapeute ou à faire en autonomie (TIPI, EFT, EMDR, méthode du Dr Bradley Nelson, etc.)
  • nettoyage et renforcement des chakras
  • nettoyage et lissage de l’aura

Soutenir et guérir

Pour tenir bon pendant la période difficile et si tu ne peux pas encore t’extraire de la situation tu peux utiliser en soutien émotionnel :

  • l’aromathérapie
  • les fleurs de Bach
  • la lithothérapie

Et pour guérir :

  • Observer (seul.e ou accompagné.e par un thérapeute) les blessures qui se manifestent face à cet événement
  • Les traiter les unes après les autres à travers diverses technique de guérison de l’âme et de transformation des croyances (guérison de l’enfant intérieur, le modèle de Brooke, transmutation des mémoires, libération des traumatismes transgénérationnels, libérations karmiques, etc.) pour quitter la culpabilité, dépasser une mauvaise estime de soi, bref retrouver son pouvoir personnel

Je terminerai en te proposant cette vidéo de Cyrinne Ben Mamou à propos de la croissance post-traumatique. Qui serait l’étape suivante du parcours de guérison.

J’espère que cet article t’aura éclairé et donné des clés pour t’en sortir ou aider un proche à s’en sortir.

Prends biens soin de toi et à bientôt pour d’autres partages

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